| Nicolas Bralet | Imaginnerrance-géo-flottante | Fort Grognon |
Imaginnerrance-géo-flottante est une installation sonore élaborée à partir d’ une écoute régulière de streams* mis en place par le laboratoire collectif Locus Sonus. Stream* Il s’agit de micros reliés à des PC, disposés dans des lieux différents à la surface du globe grâce à la contribution de volontaires qui les mettent en place . Ces micros, via une adresse internet, rendent possible une écoute à distance de flux sonores: les streams (sorte de fenêtres sonores). Suite à une écoute régulière de ces stream, Faustroc’n’toc (allias Nicolas Bralet) créé des situations, des objets ou des historiettes sonores qu’il tente de scénariser. Chaque flux sonore devient le leitmotiv de territoires dont l’explorations est à étendre: des zones de fictions. L’installation imaginerrance géo-flottante 3 sera constituée de plusieurs objets-sculptures agissant comme autant de petits territoires qui dialoguent les uns avec les autres ou inter-réagissent pour constituer une nouvelle géographie sonore dans l’espace d’exposition.
| Charles Brondin | Vidéo | Fort Grognon |
par l’imagination nous abandonnons le cours ordinaire des choses. Percevoir et imaginer sont aussi antithétique que présence et absence. Imaginer, c’est s’absenter, c’est s’élancer vers une vie nouvelle ».
Bachelard, l’Air et les Songes.
J’ai le désir récurrent dans mon travail, celui de raconter des histoires avec des images, narrations improbables et espaces fictionnels que je fait naitre au moyen du dessin, de petites constructions rudimentaires, de la photographie et de la vidéo. Des bricolages avec trois fois rien, ce qui me passe sous la main ; un objet, une action, une situation très banale de mon quotidien peut ainsi se transformer en véritable espace de mise en scène, espace de poésie, de délires burlesques et lyriques et dont la finalité pourrait être un commentaire amusé sur la consommation des choses et des images dans notre société. J’ai besoin d’imaginer pour transgresser mes habitudes, déclencher, faire surgir un potentiel de ces espaces et objets. Pouvoir leur proposer des alternatives, d’autres moyens de se déployer, d’exister, d’exhiber leur matérialité propre pour peut-être mieux les apprivoiser.
| Claire raflégeau | Vidéo | Fort Grognon |
Diplômée de l’Ecole des beaux-arts de Lorient, Claire Raflegeau explore la vidéo, la photographie et l’ériture pour questionner différentes modalités d’expression corporelles, comme la danse, le chant, le jeu. Partant d’une mélodie, d’une image ou d’un texte, elle tend à cristalliser son imaginaire par une chorégraphie des pensées, passant par la surface des corps pour exprimer les idées les plus profondes.
| Gaëlle Messager | Vidéo | Fort Grognon |
Diplômée de l’Ecole des beaux-arts de Lorient
Ascension, 5min18s, 2006 Une ascension à vélo comme une volonté d’élévation, pour, peut être, être meilleur et atteindre enfin les sommets. Mais la désillusion est toujours la même. Simple amateur, simple mortel, même-ci le commentaire est sincère et permet d’élever cette ascension à vélo au rang d’épopé, il reste lui aussi une imitation. Nous sommes ici au coeur de l’action. Je suis seule sur mon vélo, je ne peux compter que sur moi-même.
Ring, 4min40, 2007
J’invite le spectateur à passer les cordes à a assister à l’envers du decor d’un combat de boxe : l’entrainement, le répétition de l’effort, la solitude. J’ai suivi cette boxeuse durant un an de préparation, avant et après ces combats. Cela me permet de prendre le contre pied de ce que le public connait déjà: le spectacle du sport médiatisé.
| Pierre Lemasson | Vidéo | Fort Grognon |
Diplômée de l’Ecole des beaux-arts de Lorient
Mon travail s’articule autour des nouvelles technologies et de la part grandissante qu’elles occupent dans notre société. Parti d’abord d’un usage de ce que je nommerais « les technologies froides », à savoir de l’ordre des flux numériques, j’ai finalement dérivé sur une « mécanologie » (pour reprendre les termes de G.Simondon) des technologies plus concrète, plus palpable. Mes travaux sont donc à la fois orienté programmation, vidéos de synthèse, avec des possibilités d’interactions avec le spectateur (notament dans la vidéo « Legible war », en référence aux œuvres de Jeffrey Shaw, mais aussi aux poésies vidéos de Pierre Alferi et à une culture plus populaire, comme le film « Tron ») ; Mais il prend aussi forme de dessin brut, sorte de typologie de moteur : la technologie en temps qu’encyclopédie du savoir technique de l’homme.
| Marianne Penven | Vidéo | Fort Grognon |
5éme année à l’Ecole des beaux-arts de Lorient,
vidéo
Mon travail s’articule entre le jeux et l’illusion. Je joue avec les apparences d’une manière simple sans lourdeurs techniques afin de troubler le regard du spectateur. A la manière de l’illusionniste Georges Méliès je m’approprie des images temps pour raconter des micros récits improbable, extrait de mon imaginaire, et puisé des contes de mon enfance.
| Karine Bigot | Vidéo | Fort Grognon |
“Le processus est immergé dans le temps présent. Il existe ici et maintenant.”
3ème brouillon pour un Manifeste de l’oeuvre d’art sur ordinateur, Antoine Schmitt.
J’envisage mon travail comme l’exploration d’un territoire, celui de l’ordinateur. Je collecte, déplace et manipule des éléments, pour les rendre davantage visibles, afin de mieux envisager leurs conséquences au quotidien.
Please wait… Work in process
application processing. générateur en continu.
Scroll
Vidéo _ 3mn 01s
Play
Vidéo _ 14mn 23s
| Léonzio Cherubini | Partitions graphiques | Fort Grognon |
Batteur et compositeur, Leonzio Cherubini est fasciné par l’indétermination présente dans le jazz et l’école de New York (John Cage, Morton Feldman Earl Brown, Christian Wolfe). La notation graphique développée par ce derniers tient une part importante dans son travail sur la partition issu également d’une passion pour l’abstraction géométrique (Piet Mondria, Franz Kupka, Marc Rothko…). Pour le musicien, ces graphiques constituent de véritables supports à l’improvisations et à l’interprétation. Elles seront donc accompagnées d’enregistrements, trace sonore d’un live improvisé dans l’émission l’art ou la vie sur AligreFM.
| Raphaël Isdant & Jimmy Hertz | Polychroma | Fort Grognon |
Dispositif instrumental interactif né de la collaboration entre les plasticiens Jimmy & Raphaël, Polychroma est un outil original crée pour la performance musicale vivante. Basé sur une représentation circulaire du temps, il propose un espace d’expression collaboratif multitouch sensible à la manipulation d’objets virtuels ou physiques.
| Collectif Quelquejeu | Museur modèle A | Fort Grognon |
Museur modèle A, est avant tout un chasseur de son, lancé comme un prédateur à travers l’internet. Il opère grâce à des outils logiciels, une fouille méticuleuse, une filature implacable à travers le réseau, pour en extraire sans distinction de style et de contenu, toutes sortes de fichiers sonores: mp3, mov, avi, aiff, mp4, mgg, 3gp, wav… Le Museur, modèle A est une pompe de large envergure, qui use de stratégies afin de recueillir une matière brute et densifiée, édifiant par accumulation un générateur portant les caractères infiniment fluctuants du réseau. C’est en jouant de ce générateur d’un type particulier, que le visiteur pourra alors intervenir, en modulant sa matière, sa couleur, son enveloppe, sa densité.
| Julien Dorra | Le modèle aveugle | Fort Grognon |
Le modèle aveugle est une séance photo dans laquelle le modèle ne peut voir que ce que voit l’appareil photo.
Je m’intéresse à la photographie comme forme d’interaction sociale, plutôt que pour le résultat photographique même. Prendre les personnes en photo modifie leur comportement. Une séance photo peut être une performance en soi, les images résultantes étant simplement des traces de ces moments.
La relation photographe / modèle est fortement asymétrique. Dans le projet non réalisé The Photographer is not a vicious man, j’avais prévu d’automatiser la puissance du photographe sur son modèle. Avec le modèle aveugle , j’assume moi-même cette position dominante, jusqu’au point de priver le modèle de sa vue directe et de la remplacer par celle de l’appareil photo.
Les avantages offerts par cette vision augmentée — avec ses couches d’informations supplémentaires de lumière, de focus et de zoom — sont inextricablement liés à la perte de contrôle de sa propre vue.
| N.Maigret & N.Mongermont | Babel | Fort Grognon |
Un procédé numérique génère de manière aléatoire des assemblages de lettres et d’espaces qui forment des mots dont certains ont un sens dans une langue donnée. Potentiellement, tout assemblage de lettres peut être produit par Babel. De la même manière à plus ou moins long terme, tout assemblage de mot peut être généré.
La mise en espace de cette installation consiste en une imprimante suspendue au plafond d’une salle vide, lorsque le processus trouve un mot existant, une impression est lancée sur une feuille transparente. Cette feuille contient le mot imprimé en grand format ainsi que toutes les autres combinatoires en trame de fond. La page tombe alors et se retrouve à une place aléatoire sur le sol de la salle.
L’accumulation de ces feuilles crée un agencement de mots sans liens préétablis, livrés à l’interprétation du visiteur.
| Felix Rosier | Installation Photo in situ | Fort Grognon |
Les images forment une sorte de toile peinte, faite de lumière, d’absences, de souvenirs, de hasard aussi. Le résultat n’est parfois qu’anecdotique, il peut s’agir simplement d’une forme de témoignage. Mais ces images participent toutes d’une même envie. Trouver un filtre entre le regard et la réalité qui puisse nous permettre de revoir les choses, de voyager à travers elles, de changer le regard qu’on leur porte, changer les images mentales qu’on associe à ces choses. On pourrait comparer mon travail à celui d’un archiviste, y voir une explosion inversée, des photos mémoires, des analyses picturales, une étude approfondie sur l’origine des choses… Ne pas parler d’abstraction mais de réalité. Les photographies sont en basse résolution, ce qui peut parasiter légèrement le piqué ainsi que la netteté. Disséminées dans différents lieu de l’île, ces photos seront soumises aux aléas du temps créant ainsi un dialogue avec le lieu et un parcours pour les visiteurs.
| Collectif Arrache-toi un oeil! | Sérigraphies | Fort Grognon |
Arrache-toi un oeil! est un collectif parisien très actif, composé d’ Emy Rojas et de Gaspard Le Quiniou. En dehors de l’organisation de concerts “do it yourself”, ils travaillent sur l’édition d’affiches sérigraphiées, de pochettes de supports musicaux, mais aussi de livres et de t-shirt sérigraphiés à l’atelier Printomania. Leur démarche se situe dans le milieu alternatif entre l’art plastique et la musique. Ils viendront donc nous proposer une exposition de leurs artistes, comme ils l’ont fait l’année dernière en Belgique à l’occasion du festival Recyclart.
http://arrachetoiunoeil.free.fr/
| Krosdesign | Exposition in situ | Fort Grognon |
Tout à la fois peintre, grapheur, designer et dessinateur, Kros est un artiste à multiples facettes et au style très personnel. Il travaille en freelance avec des festivals pour créer affiches, programmes, mais aussi avec plusieurs groupes de musique comme « Les Trolls » où il crée les pochettes des albums. Sachant parfaitement s’intégrer dans tous types de lieux et supports, il interviendra sur les murs du fort et créera une œuvre in situ et éphémère.












